Contexte : élection partielle dans Jean-Talon
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québeclundi 27 avril 2015
Diviser pour aider à régner
À moins d'un revirement dans les prochains jours et que les candidats du Parti québécois, d'Option nationale, de Québec solidaire et du Parti indépendantiste décident de faire front commun en choisissant laquelle ou lequel est le plus en mesure de barrer la route du candidat libéral dans Jean-Talon et de se rallier, je voterai indépendantiste le 8 juin en inscrivant mon «X» à côté de chacun des noms de Clément Laberge, Sol Zanetti, Amélie Boisvert et Grégoire Bonneau-Portier. Ça leur apprendra à faire passer au second rang l'objectif de faire ensemble du Québec un pays sur celui d'assouvir leur égocentrisme politique. Une bonne leçon à l'heure des conséquences de la division du vote. De toute manière, sans le regroupement des forces vives indépendantistes, les résultats dans ce comté sont hélas déjà connus et on peut d'ores et déjà anticiper celles du prochain scrutin général.
jeudi 3 avril 2014
Inévitable troisième référendum
Il ne faut pas se mettre la tête dans l'autruche, comme disait un certain politicien ex-journaliste. Il y aura un jour un troisième référendum, c'est inévitable. Quand les Québécois seront prêts. Voilà une déclaration explicite de Mme Marois, quoiqu'en disent hypocritement les libéraux et les caquistes pour déstabiliser ceux et celles qui ne sont pas leurs partisans. Un référendum lorsque les Québécois le souhaiteront. Comme le souhaitent actuellement les Catalans et les Écossais. Soyons sérieux: le Parti Québécois veut faire du Québec un pays. Québec solidaire et Option nationale aussi. Il n’y a aucune cachette, sinon celle qu'inventent les détracteurs de tout horizon. Un gouvernement responsable ne précipitera jamais les choses. Le mouvement indépendantiste québécois s'est toujours inscrit dans la mouvance démocratique. Quand viendra le temps, le peuple saura se manifester. D'ici là, le 7 avril, on se choisit un gouvernement pour les quatre prochaines années, il faut l'espérer. Pour le reste, on verra, comme le disait aussi un autre politicien ex-entrepreneur. Mais comme tout peut se passer en politique - un autre gouvernement minoritaire ou une volonté populaire de prendre position sur son avenir -, il serait plutôt surprenant que le bureau du Directeur général des élections (DGE) ne soit pas déjà en mode proactif. Surtout après les reportages télévisés qui nous ont démontré l'ampleur de la tâche pour la préparation et l'organisation d'un scrutin. On demande de la transparence aux politiciens. On pourrait en exiger autant du DGE qui s'est dissocié cette semaine des propos honnêtes de son porte-parole. S'il est vrai que cet organisme ne se prépare pas à toute éventualité, il est d'une irresponsabilité absolue.
Contexte : le DGEQ prêt pour un troisième référendum
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québeclundi 17 décembre 2012
Et l'éthique ?
Je suis tombé en bas de ma chaise en lisant la remarque du député libéral Laurent Lessard, qui a expliqué que si Jean Charest a touché pendant 10 ans un supplément salarial provenant d'une entente secrète avec le Parti libéral du Québec, c'est parce qu'il « n'y avait pas de code d'éthique ». Pour la même raison, j'ose à peine imaginer ce que les libéraux se sont permis de faire au cours de leurs deux derniers mandats. Parfois le cynisme a comme synonyme la simplicité d'esprit.
Contexte : rémunération de Jean Charest par le PLQ
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québecvendredi 6 avril 2012
Suggestion pour le Vieux-Québec
L'Hôtel-Dieu de Québec songe à vendre les Nouvelles casernes. Une fenêtre s'ouvre pour le Vieux-Québec : pourquoi ne pas les transformer en centre de services pour les résidants? La Ville pourrait s'en porter acquéreur et les faire aménager dans le respect des valeurs historiques et patrimoniales de ces bâtiments du XVIIIe siècle. Un bel exemple d'intégration et très certainement un prix d'architecture assuré. Pourraient y être logés l'ensemble des commerces de proximité manquants et essentiels à une vie de quartier : une véritable épicerie, une succursale de la SAQ, une fruiterie, une boulangerie-pâtisserie, un bureau de poste, une poissonnerie, une fromagerie ...
Contexte : l’utilisation des Nouvelles casernes
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
jeudi 1 mars 2012
Jadis, on aimait notre prochain
L'installation d'une mosquée sur la rue Marie-de-l'Incarnation - une rue à consonance catholique, ce qui ne semble pas perturber la communauté musulmane de Québec - crée tout un émoi auprès d'une minorité de résidants du quartier. Au dire de certains, il semble que les personnes âgées catholiques qui fréquentent l'église d'en face risquent de subir des traumatismes irréparables! Jeune enfant, je faisais régulièrement des promenades avec mon grand-père sur la 3e Avenue dans Limoilou. Et immanquablement, nous passions devant de petites églises baptistes et méthodistes qui desservaient une minorité anglophone du quartier. Et je n'ai jamais senti de traumatisme exprimé par mon grand-père à la vue de ces temples non catholiques. Il est vrai que ceux qui les fréquentaient avaient la peau blanche. Et on n'avait pas à craindre d'en voir une avec un nom à consonance anglaise puisque le territoire de la ville en était déjà truffé. À cette époque, à l'église que nous fréquentions, le curé nous exhortait à aimer notre prochain. Lequel? Exclusivement le francophone blanc catholique de souche?
Contexte : ouverture d’une mosquée à Québec
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
vendredi 20 janvier 2012
Restez, madame Marois
Le Québec
a besoin de l'union de toutes les forces souverainistes pour devenir un pays :
vous enêtes, comme Mmes Beaudoin et Lapointe et MM. Aussant, Curzi et
Drainville. Le Parti québécois doit mettre toutes les chances de son côté pour
réaliser son objectif et il semble que le leadership de M. Duceppe soit de plus en plus
souhaité. Passez honorablement la main, madame Marois, et restez députée de
Charlevoix. Vous donnerez l'exemple à ceux qui ont quitté momentanément le navire
que l'intérêt national prime les ambitions personnelles. C'est aussi une
manière de faire de la politique autrement. Au prochain rendez-vous électoral,
le Québec a besoin de votre expertise.
Contexte : Chefferie du Parti Québécois
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
Contexte : Chefferie du Parti Québécois
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
mercredi 11 mai 2011
Le message est clair
La
poussière n'est pas encore retombée que le jupon du ROC (Rest of Canada)
dépasse : le mouvement souverainiste québécois trouve maintenant des
appuis inespérés de la part des éditorialistes et des commentateurs du Canada
(anglais) qui souhaitent, avec les résultats des élections du 2 mai dernier, le
musellement des Québécois dans leurs aspirations les plus légitimes. Merci aux
messagers du ROC qui, par ce manque de subtilité, amènent de l'eau au moulin de
la souveraineté du Québec.
Quand nous aurons notre pays, nous ne les importunerons plus.
Contexte
L résultats de l’élection de 2011
Opinion
publiée dans le journal Le Soleil de
Québecmardi 29 mars 2011
Ou était Harper ?
On
connaît tous la bande dessinée Où est Charlie?,
qui consiste à retrouver le protagoniste le plus vite possible dans une foule
de personnages et une profusion d'objets divers. Samedi, il y avait un rassemblement
de plus de 20 000 personnes à Québec pour souligner la fête des Québécois
d'origine irlandaise. Une occasion idéale pour tout premier ministre qui se
respecte de rencontrer un grand nombre de ses commettants. Où était Harper? À
la marina de Québec (bassin Louise), un lieu désert à ce temps-ci de l'année,
pour la prise d'une photo historique ... Une belle illustration du mot pissou !
Contexte :
fête de la Saint Patrick à Québec
Opinion
publiée dans le journal Le Soleil de
Québec
samedi 27 novembre 2010
Les archives, toujours dans la cale
Outré. Je
suis outré par les révélations faites récemment à propos du pillage des archives
nationales du Québec et de l'incapacité de l'institution de protéger la mémoire
«originale» du Québec. J'ai œuvré pendant sept ans au sein des Archives
nationales du Québec (ANQ), avant qu'elles soient fusionnées pour des raisons
obscures avec la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ). Ottawa l'avait fait,
le Québec a suivi! Et la capitaine du nouveau paquebot de verre nous assurait
que l'organisation aurait désormais les moyens de remplir sa mission. Constat :
foutaise! Les archives sont reléguées à la cale du navire. C'est normal, les
archives sont toujours dans des sous-sols sombres et poussiéreux.
On n'a
pas de moyens pour récupérer les documents originaux de notre mémoire nationale.
L'important c'est que les documents dans leur forme originale soient protégés,
même si on n'y a pas accès. D'accord, si les originaux étaient détruits, on
peut se contenter de copies. Mais quelle nation qui se respecte, accepte que
ses documents fondateurs soient détenus par des étrangers? Pas de moyens pour
récupérer et aucune volonté pour garder ici des fonds d'archives privées
d'importance. Régulièrement, des collections d'archives de grande valeur pour l'histoire
du Québec prennent la route vers les archives du Canada sans que s'y intéresse
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Dans les années 80, le slogan
des Archives nationales du Québec était: «les archives, la Mémoire des
Québécois». Et on en était tous fiers comme membres de cette institution.
En 2010,
c'est un scandale de constater qu'il y a un trou béant dans cette mémoire, une
brèche qui ne cesse de s'agrandir en catimini. Le tout fait probablement partie
d'une même politique de culture et d'éducation qui vise à faire des Québécois
des ignares de leurs origines, incapables d'évaluer et d'orienter à la lumière
du passé leur avenir collectif comme Nation en Amérique.
Pas
surprenant d'apprendre, le même jour que celui de la publication de ces
articles que les nouvelles générations de Québécois ne connaissent même pas les
fondements de leur histoire : la Révolution tranquille, c'est quoi ça? Robert
Bourassa et Jean Drapeau, connaît pas. Et pourquoi pas René Lévesque, premier
ministre du Canada! Que voulez-vous, on n'a pas les moyens ... Au risque de me
répéter, outré, je suis outré!
Contexte : Détention de documents d'archives québécois par des institutions étrangères
Opinion publiée dans la version électronique du journal Le Soleil de Québec
Contexte : Détention de documents d'archives québécois par des institutions étrangères
Opinion publiée dans la version électronique du journal Le Soleil de Québec
jeudi 5 novembre 2009
Contributions vraiment anonymes
Voici une
proposition qui ne plaira certainement pas aux partis politiques et aux
entreprises qui souscrivent à leurs caisses électorales. Je suggère d’abord
qu’il ne devrait y avoir aucune limite contribution tant pour les particuliers
que pour les entreprises. Quant aux montants souscrits, ils devraient être
transmis au Directeur général des élections (DGE) avec mention du parti
bénéficiaire et déposés dans un compte au nom du parti politique concerné.
Aucune information sur les donateurs ne devrait transiter entre le DGE et les
partis politiques. Les crédits d’impôt pourraient être augmentés afin de
compenser à l’impossibilité d’associer une contribution à une personne ou à une
entreprise. La loi ne devrait permettre aucune autre forme de financement
direct ou indirect de l’ensemble des partis politiques au Québec.
Contexte
: Contributions aux partis politiques
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
mardi 6 octobre 2009
Qu'est-ce qu'il a dit ?
En regardant, samedi, le Téléjournal de Radio-Canada où la couleur rouge agressante du « Canadian Nation Building» est, depuis quelques années, omniprésente tant dans le décor que dans l'habillage de l'écran et régulièrement dans celui de ses journalistes féminines, je me suis demandé : la déclaration du fils Falardeau quant à savoir ce qu'il restera de certains journalistes après leur mort ne s'adressait-elle pas particulièrement à la société d'État? Celle-ci nous a présenté un reportage dont la qualité sonore dépréciait l'hommage à ce québécois qui, dans un langage très coloré, criait haut et fort sa quête du pays. Problème technique hors de tout contrôle ou subtil bâillon? Heureusement, TVA a démontré le contraire avec une sono qui rendait justice à l'événement.
Contexte : Sono déficiente au Téléjournal de Radio-Canada
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
dimanche 13 septembre 2009
1759 et la naissance de la société québécoise
Traditionnellement,
la défaite en septembre 1759 aux mains des Anglais est considérée comme un
événement négatif dans notre histoire. Bien sûr, nos ancêtres ont beaucoup
souffert à cette époque et on ne peut l’occulter. En abandonnant sa colonie
qu’elle avait entretenue pendant un siècle et demi, la France a coupé le cordon
ombilical qui aurait probablement continué de faire de nous des Français en
Amérique. Pour sa part, le Conquérant a fait l’erreur de nous laisser parler
notre langue, de nous permettre de participer politiquement en tant que
minorité à l’administration du « pays » avec les ratés qu’on connaît et de
laisser nos institutions religieuses assurer pendant plus de 200 ans notre
survie collective : promotion de la famille, éducation, développement culturel
, soins de santé... En 1855, 100 ans après la victoire de Wolfe, lors de
l’arrivée triomphale de La Capricieuse, le premier navire français à mouiller
dans le port de Québec depuis la Conquête, nous n’étions déjà plus des «
Français de France ». Une société et une culture distincte étaient déjà en
devenir. Puis, 100 ans plus tard, avec la Révolution tranquille, nous avons
amorcé progressivement la prise de contrôle sur nos activités économiques.
Force est de constater qu’avec le recul, 1759 a rendu possible, bien que nos
ancêtres ne l’ont pas eu facile, la naissance d’une société francophone
originale et de plus en plus autonome, composée maintenant et pour toujours de
québécois d’origine autochtone, française, britannique et d’une grande diversité
de pays. Dans l’ordre des choses, il ne reste plus qu’une étape à franchir :
reconquérir notre souveraineté politique. Il ne faudrait pas attendre un autre
siècle afin de boucler la boucle.
Contexte : 250 ième anniversaire de la défaite de Québec en 1759
Opinion expédiée et non publiée
Contexte : 250 ième anniversaire de la défaite de Québec en 1759
Opinion expédiée et non publiée
samedi 15 août 2009
Attention, ça dérape...
J'irai
doit au but: j'ai été profondément choqué, au sens français et québécois du
terme, par le contenu du défilé de la 13e édition des Fêtes que vous dirigez.
Un mélange bizarroïde de défilé militaire, de parade du Carnaval et de la
Nouvelle-France! Pourtant, tout avait bien commencé à un rythme toutefois plus
funéraire que festif: le régiment de Carignan-Salières et 1~ géant Nicolas dit
Noble-Cœur suivi de quelques tableaux composés de figurants ma foi assez intéressants.
Passons pour l'ensemble musical de Fribourg, « volet international» oblige.
Puis, un
premier contingent de cadets de l'armée canadienne (musique oblige semble-t-il)
suivi d'un deuxième et d'un troisième sans oublier le groupe de cornemuses
écossaises. Une condition liée à la subvention« tardive» de 480,000$, peut-être?
Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n'est plus ce qu'elle était
depuis que l'armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la Capitale du Québec?
Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d'autres aux thématiques
douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une marionnette à fils inspirées
de celles du Carnaval. Des airs de musique contemporaine sans oublier les
groupes de tambourineurs sur cruches d'eau, animateurs de la plupart des
manifestations organisées par des groupes revendicateurs. Cherchez l'erreur. Je
m'attendais même à voir apparaître, en fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval
déguisé en coureur des bois. En lieu et place, «Jack in the box»! Tout et rien
à la fois. Un véritable dérapage. Heureusement que la section grand public, gratos
pour l'organisation de l'événement, est venue quelque peu sauver la mise.
De
l'autre côté de la rue, face à cette autre institution militaire qu'est le
Cercle de la garnison où vous semblez avoir eu une belle réception (drôle
d'endroit d'ailleurs pour célébrer la Nouvelle-France : subvention fédérale
oblige, j'imagine), une famille Sikh semblait s'interroger sur le sens de la
Fête. Moi aussi d'ailleurs. Au lieu de parcourir en autocar de luxe avec vos
invités d'honneur le trajet de moins d'un kilomètre qui vous séparait du lieu
du dénouement du défilé, vous auriez dû assumer la responsabilité de cette activité
hétéroclite en ouvrant personnellement la marche. Où sont passés vos acquis
historiques? On peut faire festif tout en étant rigoureux. La preuve, le défilé
de l'année dernière.
Contexte :
défilé de la 13ième édition des Fêtes de la Nouvelle-France
Lettre
ouverte au directeur général, ex-collègue d’études en histoire
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