Puis, un
premier contingent de cadets de l'armée canadienne (musique oblige semble-t-il)
suivi d'un deuxième et d'un troisième sans oublier le groupe de cornemuses
écossaises. Une condition liée à la subvention« tardive» de 480,000$, peut-être?
Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n'est plus ce qu'elle était
depuis que l'armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la Capitale du Québec?
Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d'autres aux thématiques
douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une marionnette à fils inspirées
de celles du Carnaval. Des airs de musique contemporaine sans oublier les
groupes de tambourineurs sur cruches d'eau, animateurs de la plupart des
manifestations organisées par des groupes revendicateurs. Cherchez l'erreur. Je
m'attendais même à voir apparaître, en fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval
déguisé en coureur des bois. En lieu et place, «Jack in the box»! Tout et rien
à la fois. Un véritable dérapage. Heureusement que la section grand public, gratos
pour l'organisation de l'événement, est venue quelque peu sauver la mise.
De
l'autre côté de la rue, face à cette autre institution militaire qu'est le
Cercle de la garnison où vous semblez avoir eu une belle réception (drôle
d'endroit d'ailleurs pour célébrer la Nouvelle-France : subvention fédérale
oblige, j'imagine), une famille Sikh semblait s'interroger sur le sens de la
Fête. Moi aussi d'ailleurs. Au lieu de parcourir en autocar de luxe avec vos
invités d'honneur le trajet de moins d'un kilomètre qui vous séparait du lieu
du dénouement du défilé, vous auriez dû assumer la responsabilité de cette activité
hétéroclite en ouvrant personnellement la marche. Où sont passés vos acquis
historiques? On peut faire festif tout en étant rigoureux. La preuve, le défilé
de l'année dernière.
Contexte :
défilé de la 13ième édition des Fêtes de la Nouvelle-France
Lettre
ouverte au directeur général, ex-collègue d’études en histoire
