samedi 15 août 2009

Attention, ça dérape...

J'irai doit au but: j'ai été profondément choqué, au sens français et québécois du terme, par le contenu du défilé de la 13e édition des Fêtes que vous dirigez. Un mélange bizarroïde de défilé militaire, de parade du Carnaval et de la Nouvelle-France! Pourtant, tout avait bien commencé à un rythme toutefois plus funéraire que festif: le régiment de Carignan-Salières et 1~ géant Nicolas dit Noble-Cœur suivi de quelques tableaux composés de figurants ma foi assez intéressants. Passons pour l'ensemble musical de Fribourg, « volet international» oblige.

Puis, un premier contingent de cadets de l'armée canadienne (musique oblige semble-t-il) suivi d'un deuxième et d'un troisième sans oublier le groupe de cornemuses écossaises. Une condition liée à la subvention« tardive» de 480,000$, peut-être? Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n'est plus ce qu'elle était depuis que l'armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la Capitale du Québec? Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d'autres aux thématiques douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une marionnette à fils inspirées de celles du Carnaval. Des airs de musique contemporaine sans oublier les groupes de tambourineurs sur cruches d'eau, animateurs de la plupart des manifestations organisées par des groupes revendicateurs. Cherchez l'erreur. Je m'attendais même à voir apparaître, en fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval déguisé en coureur des bois. En lieu et place, «Jack in the box»! Tout et rien à la fois. Un véritable dérapage. Heureusement que la section grand public, gratos pour l'organisation de l'événement, est venue quelque peu sauver la mise.

De l'autre côté de la rue, face à cette autre institution militaire qu'est le Cercle de la garnison où vous semblez avoir eu une belle réception (drôle d'endroit d'ailleurs pour célébrer la Nouvelle-France : subvention fédérale oblige, j'imagine), une famille Sikh semblait s'interroger sur le sens de la Fête. Moi aussi d'ailleurs. Au lieu de parcourir en autocar de luxe avec vos invités d'honneur le trajet de moins d'un kilomètre qui vous séparait du lieu du dénouement du défilé, vous auriez dû assumer la responsabilité de cette activité hétéroclite en ouvrant personnellement la marche. Où sont passés vos acquis historiques? On peut faire festif tout en étant rigoureux. La preuve, le défilé de l'année dernière.

Contexte : défilé de la 13ième édition des Fêtes de la Nouvelle-France
Lettre ouverte au directeur général, ex-collègue d’études en histoire

samedi 8 août 2009

Bonhomme déguisé en coureur des bois...

J’ai été profondément choqué, au sens français et québécois du terme, par le contenu du défilé de la 13e présentation des Fêtes de la Nouvelle-France. Un mélange bizarroïde de défilé militaire, de parade du Carnaval et de la Nouvelle-France! Pourtant, tout avait bien commencé à un rythme toutefois plus funéraire que festif : le régiment de Carignan-Salières et le géant Nicolas dit Noble-Cœur suivi de quelques tableaux composés de figurants ma foi assez intéressants. Passons pour l’ensemble musical de Fribourg, « volet international » oblige.

Puis, un premier contingent de cadets de l’armée canadienne (musique oblige, semble-t-il) suivi d’un deuxième et d’un troisième sans oublier le groupe de cornemuses écossaises. Une condition liée à la subvention « tardive » de 480,000 $, peut-être? Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n’est plus ce qu’elle était depuis que l’armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la capitale du Québec? Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d’autres aux thématiques douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une marionnette à fils inspirées de celles du Carnaval. Des airs de musique contemporaine, sans oublier les groupes de tambourineurs sur cruches d’eau, animateurs de la plupart des manifestations organisées par des groupes revendicateurs. Cherchez l’erreur. Je m’attendais même à voir apparaître, en fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval déguisé en coureur des bois. Heureusement que la section grand public, gratos pour l’organisation du défilé, est venue quelque peu sauver la mise.

Contexte : Défilé 2009 des Fêtes de la Nouvelle-France
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec.