Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
jeudi 5 novembre 2009
Contributions vraiment anonymes
Voici une
proposition qui ne plaira certainement pas aux partis politiques et aux
entreprises qui souscrivent à leurs caisses électorales. Je suggère d’abord
qu’il ne devrait y avoir aucune limite contribution tant pour les particuliers
que pour les entreprises. Quant aux montants souscrits, ils devraient être
transmis au Directeur général des élections (DGE) avec mention du parti
bénéficiaire et déposés dans un compte au nom du parti politique concerné.
Aucune information sur les donateurs ne devrait transiter entre le DGE et les
partis politiques. Les crédits d’impôt pourraient être augmentés afin de
compenser à l’impossibilité d’associer une contribution à une personne ou à une
entreprise. La loi ne devrait permettre aucune autre forme de financement
direct ou indirect de l’ensemble des partis politiques au Québec.
Contexte
: Contributions aux partis politiques
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
mardi 6 octobre 2009
Qu'est-ce qu'il a dit ?
En regardant, samedi, le Téléjournal de Radio-Canada où la couleur rouge agressante du « Canadian Nation Building» est, depuis quelques années, omniprésente tant dans le décor que dans l'habillage de l'écran et régulièrement dans celui de ses journalistes féminines, je me suis demandé : la déclaration du fils Falardeau quant à savoir ce qu'il restera de certains journalistes après leur mort ne s'adressait-elle pas particulièrement à la société d'État? Celle-ci nous a présenté un reportage dont la qualité sonore dépréciait l'hommage à ce québécois qui, dans un langage très coloré, criait haut et fort sa quête du pays. Problème technique hors de tout contrôle ou subtil bâillon? Heureusement, TVA a démontré le contraire avec une sono qui rendait justice à l'événement.
Contexte : Sono déficiente au Téléjournal de Radio-Canada
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québec
dimanche 13 septembre 2009
1759 et la naissance de la société québécoise
Traditionnellement,
la défaite en septembre 1759 aux mains des Anglais est considérée comme un
événement négatif dans notre histoire. Bien sûr, nos ancêtres ont beaucoup
souffert à cette époque et on ne peut l’occulter. En abandonnant sa colonie
qu’elle avait entretenue pendant un siècle et demi, la France a coupé le cordon
ombilical qui aurait probablement continué de faire de nous des Français en
Amérique. Pour sa part, le Conquérant a fait l’erreur de nous laisser parler
notre langue, de nous permettre de participer politiquement en tant que
minorité à l’administration du « pays » avec les ratés qu’on connaît et de
laisser nos institutions religieuses assurer pendant plus de 200 ans notre
survie collective : promotion de la famille, éducation, développement culturel
, soins de santé... En 1855, 100 ans après la victoire de Wolfe, lors de
l’arrivée triomphale de La Capricieuse, le premier navire français à mouiller
dans le port de Québec depuis la Conquête, nous n’étions déjà plus des «
Français de France ». Une société et une culture distincte étaient déjà en
devenir. Puis, 100 ans plus tard, avec la Révolution tranquille, nous avons
amorcé progressivement la prise de contrôle sur nos activités économiques.
Force est de constater qu’avec le recul, 1759 a rendu possible, bien que nos
ancêtres ne l’ont pas eu facile, la naissance d’une société francophone
originale et de plus en plus autonome, composée maintenant et pour toujours de
québécois d’origine autochtone, française, britannique et d’une grande diversité
de pays. Dans l’ordre des choses, il ne reste plus qu’une étape à franchir :
reconquérir notre souveraineté politique. Il ne faudrait pas attendre un autre
siècle afin de boucler la boucle.
Contexte : 250 ième anniversaire de la défaite de Québec en 1759
Opinion expédiée et non publiée
Contexte : 250 ième anniversaire de la défaite de Québec en 1759
Opinion expédiée et non publiée
samedi 15 août 2009
Attention, ça dérape...
J'irai
doit au but: j'ai été profondément choqué, au sens français et québécois du
terme, par le contenu du défilé de la 13e édition des Fêtes que vous dirigez.
Un mélange bizarroïde de défilé militaire, de parade du Carnaval et de la
Nouvelle-France! Pourtant, tout avait bien commencé à un rythme toutefois plus
funéraire que festif: le régiment de Carignan-Salières et 1~ géant Nicolas dit
Noble-Cœur suivi de quelques tableaux composés de figurants ma foi assez intéressants.
Passons pour l'ensemble musical de Fribourg, « volet international» oblige.
Puis, un
premier contingent de cadets de l'armée canadienne (musique oblige semble-t-il)
suivi d'un deuxième et d'un troisième sans oublier le groupe de cornemuses
écossaises. Une condition liée à la subvention« tardive» de 480,000$, peut-être?
Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n'est plus ce qu'elle était
depuis que l'armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la Capitale du Québec?
Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d'autres aux thématiques
douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une marionnette à fils inspirées
de celles du Carnaval. Des airs de musique contemporaine sans oublier les
groupes de tambourineurs sur cruches d'eau, animateurs de la plupart des
manifestations organisées par des groupes revendicateurs. Cherchez l'erreur. Je
m'attendais même à voir apparaître, en fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval
déguisé en coureur des bois. En lieu et place, «Jack in the box»! Tout et rien
à la fois. Un véritable dérapage. Heureusement que la section grand public, gratos
pour l'organisation de l'événement, est venue quelque peu sauver la mise.
De
l'autre côté de la rue, face à cette autre institution militaire qu'est le
Cercle de la garnison où vous semblez avoir eu une belle réception (drôle
d'endroit d'ailleurs pour célébrer la Nouvelle-France : subvention fédérale
oblige, j'imagine), une famille Sikh semblait s'interroger sur le sens de la
Fête. Moi aussi d'ailleurs. Au lieu de parcourir en autocar de luxe avec vos
invités d'honneur le trajet de moins d'un kilomètre qui vous séparait du lieu
du dénouement du défilé, vous auriez dû assumer la responsabilité de cette activité
hétéroclite en ouvrant personnellement la marche. Où sont passés vos acquis
historiques? On peut faire festif tout en étant rigoureux. La preuve, le défilé
de l'année dernière.
Contexte :
défilé de la 13ième édition des Fêtes de la Nouvelle-France
Lettre
ouverte au directeur général, ex-collègue d’études en histoiresamedi 8 août 2009
Bonhomme déguisé en coureur des bois...
J’ai été
profondément choqué, au sens français et québécois du terme, par le contenu du
défilé de la 13e présentation des Fêtes de la Nouvelle-France. Un mélange
bizarroïde de défilé militaire, de parade du Carnaval et de la Nouvelle-France!
Pourtant, tout avait bien commencé à un rythme toutefois plus funéraire que
festif : le régiment de Carignan-Salières et le géant Nicolas dit Noble-Cœur
suivi de quelques tableaux composés de figurants ma foi assez intéressants.
Passons pour l’ensemble musical de Fribourg, « volet international » oblige.
Puis, un
premier contingent de cadets de l’armée canadienne (musique oblige,
semble-t-il) suivi d’un deuxième et d’un troisième sans oublier le groupe de
cornemuses écossaises. Une condition liée à la subvention « tardive » de
480,000 $, peut-être? Ou simplement un rappel que la Nouvelle-France n’est plus
ce qu’elle était depuis que l’armée de Sa Majesté occupe les hauteurs de la
capitale du Québec? Parmi les nouveaux géants, un joueur de soccer et d’autres
aux thématiques douteuses. Parmi les figurants, le Pirate des Caraîbes. Une
marionnette à fils inspirées de celles du Carnaval. Des airs de musique
contemporaine, sans oublier les groupes de tambourineurs sur cruches d’eau,
animateurs de la plupart des manifestations organisées par des groupes
revendicateurs. Cherchez l’erreur. Je m’attendais même à voir apparaître, en
fin de défilé, notre Bonhomme Carnaval déguisé en coureur des bois. Heureusement
que la section grand public, gratos pour l’organisation du défilé, est venue
quelque peu sauver la mise.
Contexte
: Défilé 2009 des Fêtes de la Nouvelle-France
Opinion
publiée dans le journal Le Soleil de
Québec.jeudi 12 mars 2009
Bouquet de 400 fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec
Quand on
offre un cadeau à quelqu’un, quoi de plus blessant que d’accuser réception d’un
refus!
Comme
citoyen de Québec et grand amoureux de ma ville, particulièrement du secteur
classé patrimoine mondial, j’ai eu la naïveté de vouloir offrir un cadeau d’anniversaire
à Québec pour ses 400 ans.
À l’été
2003, j’ai découvert un trésor non caché hérité du rêve de Samuel de Champlain,
exprimé en 1613 dans une lettre qu’il adressait à la Régente de France :
fleurir de lys le territoire sous sa responsabilité. 390 ans plus tard, j’ai
constaté que notre capitale nationale était truffée de ce symbole de notre
francité aux formes d’une variété quasi infinie (dixit le bijoutier Michel
Zimmerman).
Les
photographies qui composent cette murale que j’ai intitulée Bouquet de 400
fleurs de lys pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec ont été réalisées
au cours des étés 2004 à 2007 en collaboration avec ma conjointe. J’avais comme
projet de rassembler ce matériel visuel pour la réalisation d’une activité
spéciale (de type rallye) ou de créer une oeuvre d’art. Les deux projets ont
été proposés au comité organisateur des fêtes du 400e qui les a refusés.
Devant
ces refus, j’ai décidé d’installer un des exemplaires originaux de cette murale
(108 x 296 cm) ans les locaux de mon entreprise (GESTAR) et les médias
électroniques (TQS, Radio-Canada et Pierre Champagne dans le journal Le Soleil)
en ont parlé en janvier 2008.
La
Télé-Université, constituante de l'Université du Québec, s'est ensuite montrée
intéressée à l'exposer dans le hall d'entrée de son siège social pendant la
période des festivités. Puis elle est revenue sur sa décision.
Grâce à
l'intervention de Gaston Bernier auprès de Jean Grantham de l'Institut
canadien, la bibliothèque Gabrielle-Roy a accepté d'en exposer un exemplaire du
24 juin au 1er novembre 2008. La murale a alors été installée au poste
d'accueil des usagers de la bibliothèque (nombreux commentaires des clients).
Merci Gaston.
Le 3
juillet 2008, le collectif Commémoration 1608-2008 l'a utilisée pour la
production d'une carte d'anniversaire grand format, la seule carte
d'anniversaire du 400e qui devait être remise aux députés de l'Assemblée
nationale ainsi qu'au Maire de Québec. Un gros merci à Gaston Deschênes et à
Pierre-Paul Sénéchal pour avoir proposé le projet au collectif et merci au
collectif.
Le 15
juillet 20081 Luc Archambault l’a choisie pour illustrer son célèbre Mot de
bienvenue d'un artiste québécois à Sir Paul McCartney (reproduit sur une
affiche qui a d’ailleurs été donnée à la Division des archives de la Ville de
Québec et a fait l'objet d’un dépôt légal à Bibliothèque et Archives nationales
du Québec). Merci Luc d'avoir mis tous les efforts pour que je tienne le coup
pendant la tempête médiatique. Je sais jusqu'à tel point tu as été affecté par
les événements et je garderai toujours en mémoire un certain courriel émouvant
et bouleversant qui témoignait bien ta détresse face aux événements. Mais je
suis convaincu que le but a été atteint : Sir Paul a compris.
En
décembre 2008, la revue L’Action nationale l’a reprise pour illustrer la
couverture de son numéro spécial intitulé Dossier 400e Québec - La mémoire
usurpée. Merci encore à Pierre-Paul Sénéchal
Voyant la
fin de l'année des festivités approcher, j’ai décidé, en septembre 20081 de
reproduire la murale à 50 % de sa taille originale avec encadrement de qualité
archives pour l'offrir en cadeau au nouveau Centre de la francophonie des
Amériques. Cette offre a été présentée en octobre à son directeur général,
monsieur Michel Robitaille. Quelques jours plus tard, une secrétaire de
I’organisation a communiqué avec moi pour décliner l'offre en prétextant la
non-disponibilité de murs pour l'accrocher.
Devant ce
refus, cet encadrement a été offert, en novembre 2008, à la mairie de Québec. Le
maire de la ville, monsieur Régis Labeaume, n'a pas répondu. Aucun accusé
réception.
En
février dernier, j'ai finalement décidé de l'offrir à l'ensemble de mes
concitoyens contemporains et futurs en en faisant le don ainsi que de la
correspondance afférente à la Division des archives de la Ville de Québec qui
en assure maintenant la conservation permanente. Les 400 plus belles fleurs de
lys qui ornent l'extérieur des édifices du Vieux-Québec, toutes différentes les
unes des autres dont certaines sont parties en fumée avec l'incendie du Manège
militaire de Québec. Merci à Jérôme Bégin de la Division des archives de la
Ville de Québec pour avoir rendu possible ce don
Et merci
à Jacques Beaumier et à Jean-François Vallée pour m'avoir permis de vous faire
connaître la petite histoire derrière cette murale « maudite ».
Contexte
: Lancement au Palais Montcalm de l'Anthologie de textes du Collectif
Commémoration Québec 1608-2008 et
condensé des réactions médiatiques : Québec 2008 : des célébrations 400
fois détournées de leur sens
Présentation
de la murale Bouquet de 400 fleurs de lys
pour le 400e anniversaire de la Ville de Québec
dimanche 8 février 2009
Un projet mal avisé
La
commémoration du 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham à
laquelle nous convie, à l'été 2009, la Commission des Champs de batailles nationaux,
représente selon nous, un projet mal avisé. À l'évidence, la controverse et
l'indignation qu'il suscite jour après jour doivent être très sérieusement
prises en considération. Quand un projet s'annonce aussi irrecevable
et insoutenable, aucun argument, même puisé dans la trousse des plus
imaginatifs, ne saurait pouvoir le réhabiliter dans 1' opinion publique.
Il nous
paraît en effet abusif de prétendre que l'affrontement de 1759 n'a pas eu une
si grande signification sur la fin de 1 'Amérique française. L'énoncé qu'on
retrouve dans votre Rapport ministériel sur le rendement pour l'année 2006-2007
nous dit le contraire: «Les affrontements de 1759 ont été des plus décisifs,
puisqu'ils ont changé le sort de l 'Amérique». Contrairement à ce qui est
avancé, la défaite qui en a résulté n'est pas que celle de militaires français:
de très nombreux miliciens des paroisses des environs de Québec y étaient
associés, appuyés de façon inconditionnelle par des combattants acadiens et des
alliés autochtones. D'ailleurs, 1759 marquera une fin tragique pour ces
derniers également. Après la reddition de Montréal, les Algonquins vont
poursuivre la lutte sous la direction de Pontiac.
En axant
la commémoration sur une dimension festive, la CCBN occulte totalement les conséquences
humaines et politiques qui ont tragiquement résulté de ces affrontements:
famine, désolation extrême, destruction de la ville de Québec, dévastation
systématique de la Côte-du-Sud, humiliation collective. Plus de 10% de la
population aura péri au cours de cette guerre de la conquête. Le nouveau régime
mis en place aura tôt fait de mettre le peuple de la nouvelle «Province of
Quebec» dans une situation d'isolement et sous la loi d'une capitale et d'un
empire qui n'étaient pas les leurs. Cette guerre aura, c'est évident, des
suites significatives sur le cours de l'histoire du Québec; elle ne peut donc
que revêtir encore aujourd'hui une très grande signification symbolique et
marquer profondément sa culture et son identité.
Ce projet
de la CCBN atteint manifestement les Québécois dans leur dignité. Voilà essentiellement
pourquoi il se doit d'être immédiatement abandonné.
Contexte :
250ième anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham
Lettre au
président de la Commission des Champs de bataille nationauxmardi 27 janvier 2009
Respirons par le nez…
La courte
victoire des armées anglaises en Amérique en 1759 n’est pas l’événement
historique qui est à l’origine de tous nos maux, pour employer une expression
utilisée par les temps qui courent. Elle a été montée en épingle par les
historiens ultranationalistes du début du XXe siècle, tel Maurice Séguin qui
m’a déjà enseigné. Celle des Français, en 1760, a été presque oubliée
probablement parce qu’elle ne servait pas la cause. Les vraies batailles de
cette guerre se sont déroulées en Europe et son issue, en 1763, est
véritablement l’événement qui a créé la situation inconfortable dans laquelle
nous nous retrouvons aujourd’hui. Associer l’état canadien à l’événement de
1759 est aussi ridicule que de placer la Gouverneure générale du Canada dans la
lignée directe de Samuel de Champlain. S’il est un événement qu’il faudrait
souligner, c’est, en 2013, le 250e anniversaire de l’abandon de la France.
Puisque la controverse est le moteur de la nouvelle, je suggère qu’alors des
excuses publiques du gouvernement français soient exigées de la part de l’état
québécois et que des mesures soient prises pour compenser les torts qui nous
ont été causés. Les politiciens courageux sont les bienvenus.
Contexte
: Controverse à propos de la commémoration de la bataille de Québec en 1759
Opinion
expédiée et non publiée dans le journal Le Soleil de Québec.vendredi 9 janvier 2009
Sensibilité identitaire et linguistique
L’émission
Première heure de la Société Radio-Canada/Québec, en collaboration avec l’autre
journal de Québec, nous « offre la chance de gagner un voyage d’une semaine à
Barcelone, en Espagne, et d’apprendre ou de parfaire [notre] espagnol », avec,
entre autres, comme visuel, une photo d’une corrida. Or Barcelone est la
capitale de la Catalogne où la langue principale est le catalan alors que la
langue principale de l’Espagne est le castillan. C’est un peu comme si la radio
nationale espagnole organisait un concours avec comme prix un « voyage d’une
semaine à Québec, au Canada, offrant l’occasion d’apprendre ou de parfaire la
langue anglaise », avec, entre autres, comme visuel, une photo du Stampede de
Calgary!
Contexte
: Concours de Radio-Canada/Québec : gagner un voyage à Barcelone
Opinion
publiée dans la version électronique du journal Le Soleil de Québec.
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