Contexte
: Fin des célébrations du 400e anniversaire de la Ville de Québec
Opinion
expédiée et non publiée dans le journal Le
Soleil de Québec.vendredi 26 décembre 2008
Bonne fête Québec, pour la dernière fois en 2008 !
Il y eut
l’éphémère : Charles le français, Paul l’anglais et Céline, la canadienne ou la
québécoise, c’est selon, le moulin et le « Woodstock en Québec » d’un 31
décembre à l’autre. Il y a le permanent : la fontaine, la promenade, le bassin,
l’agora, la baie et quelques œuvres d’art. Il y aurait pu aussi y avoir le
palais. En arrière-plan, les millions conditionnels d’un Canada en quête d’une
nouvelle histoire nationale, un site Web « canadian », parallèle au site
officiel, rappelant que « la langue française est la langue fondatrice du
Canada » et que la « fondation de Québec marque aussi la fondation de l'état
canadien »! Une Ville de Québec, capitale nationale faut-il le rappeler, qui
n’a pas eu le courage d’arborer ses couleurs : le bleu, le blanc et l’or, à tel
point qu’un Sir Paul s’est trompé de drapeau pour souligner la fête. Un moulin
aux images dont l’histoire de la ville s’arrêtait brusquement avec la
révolution tranquille : curieusement les années 1976, 1980 et la secousse
sismique qui ébranla la mosaïque canadienne en 1995 ont été effacées de notre
mémoire. Mais qu’avons nous commémoré en cette année 2008 aux couleurs fuchsia,
fleur d’arbrisseaux d’Amérique latine et de Nouvelle-Zélande qui ne supportent
pas les gelées? De quoi nous souviendrons-nous? Qu’auront appris les nouveaux
arrivants sur l’histoire de la capitale de la Nation dont ils font maintenant
partie? Après 365 jours festifs, qui, parmi les politiciens québécois, dans les
deux sens du mot, peut encore sincèrement se regarder dans un miroir et être
convaincu d’avoir contribué à la promotion des sempiternels intérêts supérieurs
du Québec? Ont-ils oublié que ces intérêts reposent sur ce que nous avons été, sur
ce que nous sommes et sur ce que nous deviendrons : notre identité?
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