Contexte : l’utilisation de l’expression « communautés culturelles »
Opinion publiée dans le journal Le Soleil de Québecvendredi 14 mars 2003
Pourquoi pas un pays ?
Bernard Landry demande aux chefs du PLQ et de l'ADQ: «Pourquoi le Québec est encore une province d'une autre nation?» Le Parti québécois, et le Parti libéral à ses heures, a démontré la maîtrise de la tergiversation entourant les concepts de souveraineté-association (avec ou sans trait d'union), de souveraineté, de souveraineté culturelle, d'indépendance, de séparation, de sécession, de partition ... depuis plus de 30 ans? Pourquoi ne pas avoir fait honneur à l'intelligence de tous les Québécois en leur proposant simplement de faire du Québec un pays, point à la ligne? Peut-être aussi, et peut-être même encore plus, parce que ni le PQ, ni le PLQ et maintenant ni l'ADQ n'ont jamais reconnu officiellement que la société québécoise est composée de Québécois d'origine autochtone, de Québécois d'origine française, de Québécois d'origine britannique et de Québécois d'origines diverses. N'ont-ils pas tous et ne continuent-ils pas tous à entretenir le fractionnement social en qualifiant de «communautés culturelles» celles qui ne sont pas de souche?
dimanche 9 mars 2003
Pourquoi le Québec est-il encore une province d'une autre nation ?
Au cours
de la prochaine campagne électorale, monsieur Bernard Landry veut demander aux
chefs du PLQ et de I'ADQ « Pourquoi le Québec est encore une province d'une
autre nation? »
Opinion envoyée au journal Le Soleil de Québec et non publiée
Un des
éléments de réponse ne se trouverait-il pas dans le fait que le Parti
québécois, et le Parti libéral à ses heures, ont démontré la maîtrise de la
tergiversation entourant les concepts de souveraineté-association (avec ou sans
trait d'union), de souveraineté, de souveraineté culturelle, d'indépendance, de
séparation, de sécession, de partition, .. . et j'en passe des vertes et des
moins mûres qu'on nous a servies depuis plus de 30 ans? Pourquoi ne pas nous
avoir fait honneur à l'intelligence de tous les Québécois en leur proposant
simplement de faire du Québec un pays, point à la ligne?
Peut-être
aussi, et peut-être même encore plus, parce que ni le PQ, ni le PLQ et maintenant
ni I'ADQ n'ont jamais reconnu officiellement que la société québécoise est composée
de québécois d'origine autochtone, de québécois d'origine française, de
québécois d'origine britannique et de québécois d'origines diverses? N'ont-ils
pas tous et ne continuent-ils pas tous à entretenir le fractionnement social en
qualifiant de « communautés culturelles » celles qui ne sont pas «de souche »?
Quelqu'un
dans les hautes officines politiques québécoises s'est-il déjà penché sur l'impact
réel d'une telle reconnaissance qui pourrait aller jusqu'à doter le Québec d'un
nouveau drapeau plus représentatif de la composition de la société (un peu
comme celui de la ville de Montréal qui, par les symboles qui le composent,
reconnaît implicitement, le rôle des communautés qui ont contribué à la
naissance de la ville)?
Pourquoi
ne pas promettre l'enchâssement dans la future constitution du pays de la garantie
de la préservation et du développement culturel et linguistique de toutes les composantes
de la société québécoise? Et si cela devait se traduire par des changements radicaux
dans toutes les manifestations culturelles et officielles, à commencer par la
Fête nationale du Québec qui devrait cesser de véhiculer une image unitaire
française, blanche et « catholique » pour devenir une fête représentative de la
composition multiculturelle et multiethnique de notre société?
Pourquoi
ne pas imaginer un pays, dont la langue officielle, bien sûr, serait celle de
la majorité, le français, un pays qui se sentirait culturellement enrichi en
favorisant la préservation de TOUTES les autres langues parlées sur son
territoire (langues autochtones, anglaise, italienne, chinoise, ... )? Est-il
impensable qu'un tel pays puisse leur assurer légalement une place concurrente
(sans égard à la taille, à la couleur et à la prédominance des caractères
utilisés) à la langue française dans l'affichage commercial? Un pays peut-il
considérer ses citoyens suffisamment intelligents pour repérer sur une affiche
la langue avec laquelle ils sont le plus à l'aise?
Les
conditions gagnantes peuvent-elles l'être pour tous?
Opinion envoyée au journal Le Soleil de Québec et non publiée
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